Présentation du blog

Bonjour à tous,

Je pense que le titre du blog est déjà assez parlant. Vous vous direz peut-être qu'il s'agit encore d'un espace dédié au féminisme. Je vous répondrai alors, oui et non. Certes je vais beaucoup parler de la condition féminine en occident, puisque je suis moi-même un être féminin vivant en occident, mais avant que vous puissiez penser que je ne suis qu'une hystérique frustrée voir frigide, je vais seulement vous expliquer, qu'avant d'être féministe, je suis humaniste et je ne supporte aucune injustice, ni intolérance, qu'elles soient envers les femmes, les enfants, les blancs, les noirs, les beurs, les asiatiques, les gay, etc. Ici, je souhaite dénoncer le manque de tolérance, de compréhension et de compassion flagrante que nous subissons chaque jour. Je souhaite dénoncer les préceptes oppressants ancrés dans cette société décadente qui a besoin d'évoluer pour aller de l'avant. J'espère vous faire réfléchir et arriver à ce que nous soyons tous plus humains les uns envers les autres, parce qu'avant d'être homme ou femme, nous sommes avant tout des êtres humains.

Cordialement,

Mamzelael

jeudi 30 mai 2013

Changement!

Je viens de m'appercevoir que je n'avais pas posté depuis le mois de février! Mais où sont passés mars, avril et mai?

Bon, je sais que je n'ai pas eu le temps d'écrire (et ce n'est pas faute d'envie) mais voilà, le temps n'est pas extensible et parfois dans la vie, il y a d'autres priorités.

Or, même si je n'écris pas, je lis beaucoup et trouve beaucoup de choses intéressantes que j'ai envie de partager. Seulement si je fais cela via le blog, on va vite s'y perdre.

Alors voilà, j'ai créé mon site web, dans lequel j'ai regroupé tous mes articles et vos commentaires d'ici, vos adresses de blog, et j'ai pu créer d'autres pages pour des partages! (J'ai même rédigé un nouvel article!).

Ainsi s'achève le Blog de Mamzelael et commence le site: Etre humain avant tout

Vous pouvez comme d'habitude laisser des commentaires, venir partager des choses (via le livre d'or ou les pages appropriées), bref, j'ai essayé de faire en sorte que ce lieu soit un lieu de partage, d'échange et d'écoute.

A très bientôt sur mon site!

Mamzelael


samedi 23 février 2013

Le cheval n'a pas levé qu'un lièvre

Le scandale provoqué par la viande chevaline trouvée dans les plats préparés de la marque Findus, en place et lieu de la viande bovine, a soulevé deux problèmes.
Le premier est celui de la traçabilité des aliments qui entrent en jeu dans la préparation des plats préparés. En effet, les consommateurs ne peuvent pas connaître l'origine des matières premières utilisées pour l'élaboration des plats préparés. Seul les ingrédients, indiqués sous des appellations génériques sont mentionnés, en tout petit, sur les cartons d'emballage. Ainsi, nous savons que pour des lasagnes les ingrédients sont farine de blé, sel, bœuf, tomates, lait, etc. Or rien n'indique la provenance de ces produits. Est-ce de la farine de blé française, hongroise, chinoise? Quant aux tomates d'où proviennent-elles? Et la viande?
Pour ce qui est de la viande, il existe un label homologué (La-tracabilite-des-viandes) le label VBF qui garantit que la viande est d'origine française, élevée et abattue en France. (cf. VBF). Cependant, ce label ne garanti pas de la transformation française du plat. De plus, il n'est pas rare de voir sur certains produits la mention "Transformé en France" ce qui a un effet psychologique d'apaisement, mais qui ne garantit pas l'origine française de la viande.
De plus, le consommateur ne sait pas quelle qualité de viande se cache derrière le logo VBF puisque ce logo n'est pas accompagné d'informations supplémentaires sur l'alimentation de la bête,  ni même sur sa race. C'est ainsi que bien souvent la viande vendue est issue de vieille vache laitière et non de viande de bovin dit "race à viande". Non, ce logo garantie seulement l'origine, le lieu de d'élevage et d'abattage, mais il ne garantie pas que le morceau de beefsteak soit du 100% charolais(cf. La viande bovine France Info 21/02/2012 ).
Ceci vaut pour les plats où le label est indiqué. Mais qu'en est-il des plats sans label? Et bien voilà, on ne sait rien. Comme dit au début de l'article, seul est mentionné "bœuf" ou "viande bovine" dans "ingrédients", ni plus, ni moins. Or, avec le scandale de la viande de cheval, le consommateur a pu découvrir ce qui se cachait derrière l'appellation "bœuf" ou "viande bovine" mentionnée sur les plats préparés. Il s'agit d'un mot utilisé en agroalimentaire mais qui était inconnu du grand public, ce mot c'est MINERAI. Qu'est-ce que le minerai de viande? Et bien ce sont tous les restes que l'on peut récupérer sur les carcasses animales, une fois les beaux morceaux retirés. Normalement, la règlementation impose un certain "niveau" dans les restes, tout n'est pas bon à mettre dans le minerai. Malheureusement, le peu de scrupule des industrielles de l'agroalimentaire fait que bien souvent les conditions de récupération font que tout et n'importe quoi part là-dedans. Après tout, tout est broyé (donc personne n'y verra rien!) et stérilisé (ouf on peut donc mettre des morceaux pourris!), avant d'être mis sous forme de gros pains de viande, qui sert ensuite à préparer les sauces bolognaises et autres plats préparés qui requièrent de la viande haché.  (cf. Mais au fait, c'est quoi le minerai? )
Bref, là où les industriels de l'agroalimentaire se devraient d'être transparents, ils sont plus opaques que jamais. Cela est vrai pour la viande, mais cela est aussi vrai pour tous les produits  mentionnés à l'aide de codes étranges comme E400, E440, E513, etc. Ces ingrédients mystérieux cachent bien souvent des additifs d'origines chimiques voir même animales, comme le colorant à base de cochenille, (dit colorant naturel!) ou comme la gélatine de porc (cf. les-additifs-alimentaires ).
Ainsi l'utilisation frauduleuse de la viande chevaline a soulevé le problème de la traçabilité et de la qualité de la nourriture industrielle, mais pas seulement. En effet, l'utilisation d'une viande d'animal dit "noble" au lieu de viande d'animal dit de "consommation", soulève un second problème qui est la différence que l'homme fait entre les animaux.
Pourquoi est-il plus difficile à l'être humain d'ingérer de la viande de cheval que de la viande de vache? Quelle différence y a-t-il entre ces deux quadrupèdes?
Cela fait penser à la cynophagie (consommation de viande canine, cf. viande canine) qui révolte les sociétés occidentales et embourgeoisées. Sous couvert de proximité avec certains animaux, comme les chats et les chiens, nos sociétés se scandalisent à l'idée qu'on puisse en manger, alors que la consommation de porc, prohibée par certaines religions, ne choque personne. Où est donc la limite entre animal consommable et non consommable? Voilà la réelle question.
N'avez-vous jamais entendu des gens élever quelques moutons ou poules et ne jamais pouvoir les tuer pour leurs propres consommations? Ou encore des gens qui ont des lapins domestiqués, ne jamais manger de lapin? Pourquoi tel animal serait plus prompte à la consommation qu'un autre? Est-ce l'homme qui, par sa promiscuité, décide quel type d'animal est bon à être manger? Si c'est cela, n'est-ce pas un peu réducteur et aléatoire? Si demain la société décidait que la poule est un animal familier et le chat non, l'homme se mettrait-il à consommer du chat et à protéger les poules? Quelle est donc la logique dans son rapport à l'animal? Celui qui aime les animaux peut-il encore manger, sans mauvaise conscience, de la viande animale?
Oui, la viande c'est du cadavre d'animal. Cette fausse pub met le doigt sur quelque chose que la société refuse de voir. Les consciences ne se réveillent qu'à moitié. Refuser de manger du chat ou du chien parce qu'on les aime, qu'ils sont nos familiers, est une prise de conscience partielle. L'argument du sentiment est bien souvent mis en avant pour justifier le fait que l'animal puisse être manger. En effet, la pensée cartésienne, qui énonce la non-existence ce sentiment chez les animaux, est toujours d'actualité, bien que des expériences scientifiques ou même individuelles, la conteste. Il y a également une graduation dans la sensibilité animale qui est faite par le particulier. Les propriétaires de chats ou de chiens, sont d'accord pour dire que leurs petits compagnons à quatre pattes sont affectueux. Qui n'a pas entendu parlé de l'histoire de tel chien, qui après la mort de son maître est resté sur sa tombe jusqu'à en mourir? Ou celle du chat qui a parcouru des kilomètres pour retrouver ses propriétaires? Si ces animaux sont dotés de sentiments, alors qu'est ce qui prouve qu'une vache, un cochon ou une poule serait moins sensible qu'un chat ou un chien? Qui a déjà vécu une promiscuité avec une vache (un cochon, un canard, une poule, etc.) aussi poussée que celle vécue avec un familier (chat, chien, lapin, rat, souris, cochon d'inde, etc.) de manière à dire qu'il y a une différence? D'où vient cette distinction? Pourtant nous n'hésitons pas à mettre en scène ces animaux, dits de consommations, dans des films tels que "La vache et le prisonnier" ou encore "Babe". Et après, comment dire aux enfants que ce qu'ils ont dans leurs assiettes c'est du cochon comme "Babe"?
Où est la logique dans tout ça?
Certes l'être humain est carnivore, mais aujourd'hui où la conscience affective s'éveille de plus en plus, est-ce qu'il peut être en accord avec ses sentiments tout en gardant un régime alimentaire primitif? De plus, l'humain a augmenté considérablement sa consommation de protéine animale, entrainant nombre de problèmes de santé, notamment cardiovasculaire (à cause des graisses saturées). Est-ce que l'homme a besoin d'autant de protéine animale pour vivre et être en bonne santé? D'autant plus que pour palier à sa surconsommation animale l'industrie agroalimentaire est devenue une barbarie gigantesque. Que ce soit dans la manière de sélectionner ses poussins pour faire le foie gras ou la manière de traiter les animaux de boucheries, l'homme ne considère pas l'animal comme un être vivant, au même titre qu'il est capable de le faire avec un familier, mais comme un simple objet de consommation. (cf. extraction-du-minerai-animalextrait du film Samsara, Foie gras: broyé petit ou gavé plus tard  ).

Mais peut-être que le cheval-gate sera une remise en question générale de l'humanité sur la méthode alimentaire de l'être humain, car au delà de l'usurpation de la viande, c'est tout un système qui est mis à mal. Or si ce système ne tient plus la route, c'est qu'il est peut-être grand temps d'en changer.

lundi 28 janvier 2013

Relation homme/femme hétéros

    Est-il pertinent de penser qu'une femme hétéro ne peut pas avoir de relation purement amicale avec un homme hétéro ?

    Dans la société actuelle où la femme est sexualisée au point où l'on voit en premier son corps plutôt que son esprit, comment pouvons-nous envisager qu'hommes et femmes puissent se rencontrer impunément sans aucune arrière pensée d'ordre sexuelle ? Prenons par exemple une soirée entre amis où des hommes et des femmes hétéros et célibataires sont amenés à se rencontrer, il est quasi certain qu'une bonne entente entre un homme et une femme n'aura pas les mêmes conséquences que celles entre deux hommes hétéros ou deux femmes hétéros.
     Lorsqu'un homme et une femme hétéros et célibataires sympathisent, les suites de cette rencontre sont plus complexes que celles d'une rencontre entre deux individus du même sexe.
    Proposer à quelqu'un du même sexe de se revoir pour boire un verre, n'a pas la même connotation que lorsqu'on fait une telle proposition à une personne du sexe opposé. En effet, dans le second cas, une telle proposition est considérée comme un acte de séduction: les deux personnes sont attirées l'une par l'autre et désirent faire plus ample connaissance pour savoir si une relation amoureuse est possible. Ainsi, la plupart du temps, lorsque deux individus hétéros, célibataires et de sexes opposés se rencontrent, la première idée qui leur vient en tête est la séduction et non la possible amitié, comme si l'amitié entre eux était impossible du fait qu'ils soient de sexe opposé. On peut donc dire que le rapport entre les individus de sexes opposés n'est pas le même qu'entre individus hétéros de même sexe.
     On assiste à une sorte de clivage des sexes, comme si les deux sexes étaient voués à s'aimer pour former un couple et non pour être amis. Pourtant, lorsque nous sommes enfants, ou même adolescents, nous arrivons à nous lier d'amitié avec des individus du sexe opposé. L'ambiguïté de ces relations n'existent pas, ou quasiment pas, demander à un camarade du sexe opposé d'aller au ciné ou de nous aider pour nos devoir, ne signifie pas qu'on veut « sortir » avec, car bien souvent on connaît un minimum la personne et on a déjà discuté plusieurs fois avec, on l'apprécie donc pour ses qualités, et un sentiment amoureux n'est pas forcément né.
     Les relations amicales sont alors plus simples à développer que lorsque nous sommes adultes et que nous côtoyons moins d'individus. En effet, la mixité des établissements scolaires n'a rien à voir avec celle du milieu professionnel. Une fois adulte, nous sommes plongé dans un monde plus solitaire, où notre réseau social est moins étendu (tout dépend de notre métier, cela va sans dire) que lorsque nous étions au collège ou au lycée. D'ailleurs, bon nombre de nos amis, si nous sommes restés dans notre région d'origine, sont des personnes rencontrées lors de nos études (collège, lycée, études supérieures, etc).
     On pourrait alors aisément croire que cette difficulté à lier une amitié avec des personnes de sexe opposé serait en grande partie due à la faible quantité de personne que l'on côtoie dans notre vie d'adulte. Ceci paraît en effet logique, pourtant, certaines personnes qui, par leurs activités professionnelles ou leurs loisirs, arrivent à rencontrer beaucoup de monde, ne se lient pas forcément d'amitié avec les personnes du sexe opposé. Quoiqu'on en pense, quoiqu'on en dise, les adultes hétéros et célibataires, ne savent pas traiter les personnes du sexe opposé de la même façon qu'elles traitent celles de leur sexe. A moins, bien entendu, que la personne ne soit pas sexuellement attirante, mais dans ce cas, on constate bien souvent, que même une relation amicale se crée difficilement.
     En sommes, l'amitié entre deux personnes hétéros de sexe opposé est possible sous certaines conditions, et ne se fait pas de manière spontanée dans la vie d'adulte. Ce qui nous ramène à dire qu'il y a un fossé entre les deux sexes, et que hommes et femmes ne savent pas se voir comme des individus à part entière car la sexualité est très présente dans notre univers d'adulte, elle nous entoure de tous les côtés, relayée notamment par les médias et les publicitaires. Sans oublier le fait que nous vivons dans une société patriarcale où la femme est là pour accomplir un rôle de mère/putain (cf. Freud). La femme est représentée dans la société comme un objet de désir sexuel, et non comme une égale de l'homme. C'est d'ailleurs ce que nous a démontré l'Hémicycle cette été avec le comportement de nos chers députés envers leur collègue Cécile Duflot. (Cf. Cécile Duflot sifflée à l'Assemblée ).

    Ainsi, il n'est pas pertinent de penser qu'une femme hétéro ne peut pas avoir de relation amicale avec un homme hétéro, mais il est pertinent de penser que c'est la société qui  rend cette relation impossible.



INFO

Bonjour à toutes et à tous,

J'ai suspendu la publication d'article sur mon blog durant une longue période, qui s'achève aujourd'hui. En revanche, du fait de mon IRL très chargée, j'ai modifié la périodicité de mes articles. Dorénavant, ils seront publiés mensuellement, afin de me laisser plus de temps pour les peaufiner. Je préfère diminuer la quantité et augmenter la qualité.

Pour le moment, je ne m'impose pas de date de publication fixe, mais je tâcherai de publier mon ou mes articles après le 20 de chaque mois.

Si vous aimez mon blog, n'hésitez pas à vous abonner afin d'être averti par mail de la publication de nouveaux articles.

Merci pour votre fidélité et vos commentaires, c'est vous qui permettez à ce blog de vivre!

Cordialement,

Mamzelael

mercredi 2 janvier 2013

INFOS

Bonjour,

Il y a quelques mois, j'avais annoncé une absence jusqu'à mi-novembre. Elle s'est prolongée, mais devrait bientôt se terminer.

J'ai eu, et j'ai encore, beaucoup de travail, mais je pense pouvoir revenir dès le 20 janvier 2013.

J'espère que vous avez tous passés de bonnes fêtes de fin d'année.
Merci pour votre fidélité et pour vos commentaires qui permettent à ce blog de vivre.

Bonne année 2013 à toutes et à tous.

A très bientôt,
Mamzelael

jeudi 1 novembre 2012

INFOS

Bonjour à tous,

Je suis désolée pour l'absence d'activité de ces dernières semaines. Je sais que j'ai annoncé une publication hebdomadaire (le jeudi) d'article, mais j'ai beaucoup de travail en ce moment, ce qui ne me laisse pas le temps d'écrire des articles convenables. Ainsi, plutôt que d'écrire n'importe quoi, n'importe comment, je préfère m'abstenir.

J'annonce ainsi une absence de quelques semaines. Je pense pouvoir revenir publier d'ici la fin novembre.

A très bientôt,
Mamzelael

jeudi 11 octobre 2012

Les femmes n'ont pas de pénis mais les hommes n'ont pas d'utérus

J'ai toujours entendu dire que la femme était un être dépourvu de pénis et qui devait faire le deuil de ce manque (cf. Freud). Or, plus j'avance dans ma recherche de compréhension du sexisme et du monde, plus une idée, déjà présente en moi depuis quelques années, s'encre dans ma petite cervelle de femelle. Cette idée s'est confirmée à la lecture du livre d'Yvonne Knibiehler La Virginité féminine paru chez Odile Jacob. En effet, cette historienne nous raconte comment est "née" la virginité, quelle a été sa définition au cours des siècles et quelle fut sa valeur.

Mais parler de virginité amène à parler de procréation. En effet, la virginité est devenue une chose précieuse, une vertu qui, au delà du cadeau fait au premier homme qui déflore, fut une première forme d'émancipation de la femme. En effet, la femme n'était plus vu comme un ventre porteur de vie, mais comme un être dont le corps pouvait ne jamais porter la vie.
Avant cette période la femme était vue comme une chose étrange, incomprise. D'ailleurs, dans l'antiquité gréco-romaine, la femme était vue comme un être muni d'une double bouche, celle du bas et celle du haut, qu'elle devait utiliser avec modération. Et d'ailleurs, c'était grâce à cette double ouverture que les anciens les reliaient beaucoup au divin. En effet, la parole divine pouvait entrer en elle par la bouche du bas, pour ressortir par celle du haut. Par exemple, la pythie de Delphes était assise sur son trépied près de la grande faille (le nombril du monde selon les grecques) et les vapeurs, qui en émanaient, pouvaient entrer par sa bouche inférieure.

Mais en dehors du côté mystique, la femme est surtout vu comme celle qui donne la vie. Sans elle, la perpétuation de l'espèce n'est pas possible. Alors l'homme doit prendre une femme pour assurer sa descendance; car la femme a un organe que l'homme ne possède pas: l'utérus. C'est (entre autre) grâce à lui que la femme va pouvoir porter la vie. Sans cette partie de l'organe reproductif, la vie n'est pas possible. Puis après, c'est la femme qui peut nourrir son enfant, car elle a deux protubérances qui produisent du lait. Oui, la femme est un être bien étrange pour ces porteurs de pénis. Elle a ce côté mystique, qui la rapproche de Dieu de part cette double ouverture du corps, mais aussi, parce qu'elle est capable de créer la vie (dans un certain sens, comme Dieu) et de la porter en elle. N'est-ce pas effrayant? N'y a-t-il pas là un risque de suprématie de la femme? Du coup l'homme ne se serait-il pas effrayé de ses capacités qui rapprochent la femme du divin? Si la femme est celle par qui la vie peut exister (en dehors de Dieu) qu'est l'homme? A quoi sert-il? Quel est son rôle dans le monde?

De plus, la femme est un être humain doté des mêmes capacités que l'homme. Elle a un cerveau, deux mains, deux jambes. Elle peut donc penser, créer et se mouvoir. Cela fait peut-être beaucoup pour un seul être. Ainsi, il est fort possible que le genre masculin ait pris peur du genre féminin. Peur de leur suprématie, peur de leur domination. Ou alors, il n'était pas pensable qu'un seul genre puisse posséder autant de facultés en lui(penser, concevoir, porter la vie). Du coup, un ordre s'est établit, soit par peur, soit par la logique d'une complémentarité naturelle.  La femme porte et élève les enfants, son rôle est intérieur (comme son utérus), l'homme s'occupe de la cité, son rôle est extérieur (comme son pénis).

Ceci entraîna la domination de l'homme sur la femme, car l'intelligence prévaut sur la procréation. L'homme a plus de mérite à conquérir des territoires et à établir l'ordre sur ses territoires que la femme n'en a à mettre bas ou élever ses enfants.
Or, bien des femmes ont démontré leur citoyenneté et leur valeur tant politique que guerrière (Jeanne d'Arc, Catherine de Médicis, Catherine II de Russie, etc.). Mais reconnaître que la femme peut être capable des mêmes prouesses sociales que l'homme c'est reconnaître que la femme n'est pas qu'un utérus et c'est faire perdre à l'homme sa place dans le monde. Car, la femme n'a peut-être pas de pénis, mais l'homme n'a pas d'utérus. Freud dit que la femme veut s'approprier le pénis de l'homme et doit faire le deuil du pénis qu'elle n'a pas.Pourtant, nous n'avons jamais lu, ou vu (comme me l'a fait remarquer à juste titre un homme) des histoires où les femmes se retrouvaient avec un pénis (mis à part la transexualité). En revanche, le fantasme de l'homme enceint existe, il n'y a qu'à prendre Zeus qui enfante Athéna (elle sort de sa tête), il y a également eu des films tels que L'Evènement le plus important depuis que l'homme a marché sur la lune dans lequel Marcelo Mastroiani se retrouve enceint, chose qui arrive également à Arnold Schwarzenegger dans Junior. Il semble donc que la capacité d'enfantement de la femme génère une inquiétude et voir même un désir d'enfantement chez l'homme. En effet, l'homme est inquiet de ne pas pouvoir porter la vie en lui, il ne maîtrise pas cette capacité, elle lui échappe. Ce qui donne des films comme Les Fils de l'homme dont l'histoire futuriste est celle de l'humanité dans laquelle la reproduction ne se fait plus, jusqu'au jour où, une femme tombe enceinte, elle devient alors la convoitise de tous. L'homme est envieux de cette capacité à enfanter, il va même jusqu'à vivre, ce qu'on appelle aujourd'hui le syndrome de couvade, qui est un syndrome proche de la grossesse de la femme. L'homme vit pratiquement la même chose que sa compagne enceinte. Prise de poids, nausées, maux de tête et voir malaises. Ces symptômes apparaissent à la fin du premier trimestre (lorsque le ventre de madame commence à s'arrondir) et se poursuivent jusqu'à la fin de la grossesse.

Ainsi, lorsqu'on regarde les capacités de la femme et celles de l'homme, puis la répartition des rôles on a du mal à comprendre l'importance du pénis face à l'utérus. Certes, la femme découvre qu'elle n'a pas de pénis, mais l'importance qu'elle lui accorde n'est dû qu'à la société phallocratique, car, lorsqu'on remonte à la source, on s'aperçoit que c'est l'absence d'utérus chez l'homme qui a engendré ce système de dominance masculine. L'utérus est bien plus fantasmé par l'homme que le pénis par la femme.